Worth

Imagine […] that every morning when you wake up, a bank would open an account in your name containing 86,400 $. There were only two rules:
The first rule is that everything you fail to spend is taken from you that night. You can’t cheat, you can’t switch the unspent money to another account: you can only spend it. But when you wake next morning, and every morning after that, the bank opens a new account for you, always 86.400 $, for the day. Rule number two is that the bank can break off the game without warning. It can tell you at any time that it’s over, that it’s closing the account and there won’t be another one. Now, what would you do? […]
We all have that magic bank account: it’s time! A big account, filled with fleeting seconds. Every morning when we wake up, our account for the day is credited with 86.400 seconds, and when we go to sleep every night, there is no carryover into the next day. What hasn’t been lived during the day is lost; yesterday has vanished. Every morning the magic begins again, with a new line of credit of 86.400 seconds. And don’t forget rule number two: the bank can close our account at any time and without warning. At any moment, life can end. So what do we do with our daily ration of 86.400 daily seconds?

parable, read at Marc Levy – French novelist (born 1961), from “If Only It Were True”/”Just Like Heaven” (“Et si c’était vrai…”, 1999, Engl. 2000)

Imaginez que chaque matin, une banque vous ouvre un compte de 86.400 €. Simplement, il y a deux règles à respecter.
La première règle est que tout ce que vous n’avez pas dépensé dans la journée vous est enlevé le soir. Vous ne pouvez pas tricher, ne pouvez pas virer cet argent sur un autre compte, ne pouvez que le dépenser mais chaque matin au réveil, la banque vous ré-ouvre un nouveau compte, avec à nouveau 86.400 € pour la journée. Deuxième règle la banque peut interrompre ce „jeu” sans préavis, à n’importe quel moment elle peut vous dire que c’est fini, qu’elle ferme le compte et qu’il n’y en aura pas d’autres. Que feriez-vous? […]
Cette banque magique nous l’avons tous, c’est le temps! Chaque matin, au réveil, nous sommes crédités de 86.400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir, il n’existe pas de report à nouveau; ce qui n’a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer. Chaque matin cette magie recommence, nous sommes à nouveau crédités de 86.400 secondes de vie et nous jouons avec cette règle incontournable : la banque peut fermer notre compte à n’importe quel moment, sans aucun préavis: à tout moment, la vie peut s’arrêter. Alors, qu’en faisons-nous de nos 86.400 secondes quotidiennes?

parabole lue par Marc Levy –romancier français (*1961), à partir de „Et si c’était vrai…“ (1999)